
J’ai découvert Jeanne Landart lors d’une exposition au Festival International des Jeux de Cannes 2023 qui mettait en avant les illustratrices. J’ai souhaité découvrir sa vision de l’illustration et son travail. Elle a accepté de répondre a mes questions, merci à elle d’avoir pris le temps d’échanger avec moi.
Où vous pouvez retrouver Jeanne Landart ?
Peux-tu te présenter ?
Je dessine depuis toute petite, c’est ma grand-mère qui m’a initié a cet art car elle peignait. Sur mes années de collège et lycée, je suis partie sur les mangas et les fans art. J’ai fait une mise à niveau en art appliqué à Paris pour pouvoir rentrer en école d’art. Ce qui m’attirait le plus, c’était l’illustration. J’ai ensuite fait une école d’illustration à Lyon.
Je travaille sur des jeux de société depuis 2018, dernièrement, j’ai travaillé pour un théâtre pour faire les décors et une affiche.

Comment as-tu découvert le jeu de société ?
Sur la dernière année, il a fallu faire un stage, j’ai contacté plusieurs entreprises, dont une dans le jeu de société qui était Blam.
Les seuls jeux auxquels j’ai joué, c’était quand j’étais petite avec les classiques comme le Monopoly et le Uno. Cela m’a interpellé quand j’ai commencé à travailler sur les illustrations de jeux, car je ne pensais pas qu’il y en avait autant.
Avec qui as-tu travaillé et sur quels jeux ?
J’ai commencé à illustrer Montmartre à la sortie de l’école. Ce premier jeu s’étant bien passé, nous nous travaillons de temps en temps ensemble. J’ai illustré Farmclub par exemple.
J’ai travaillé avec Olibrius sur Nouvelle contrée suite à mon travail avec Blam. J’ai également aidé sur Cartaventura où Guillaume Bernon est l’illustrateur principal. Cependant, sur la gamme Odyssée, je suis l’illustratrice principale. Pour la gestion des projets sur Cartavantura, c’est le directeur artistique qui se met en lien avec les illustrateurs séparément.
En rapport avec le jeu de société, j’ai fait l’affiche de Ludinord de cette année.



Comment se passe la relation avec les éditeurs ?
En général, ce sont les éditeurs qui me contactent, ils nous font faire des tests pour savoir si cela peut correspondre au jeu.
Qu’est ce qui te plais dans les festivals de jeux de société ?
En tant qu’illustratrice freelance, tu n’as pas l’occasion de rencontrer du monde donc les festivals me permettent de le faire. Cela nous permet de partager notre quotidien et les problématiques que nous pouvons avoir dans nos projets.
Nous pouvons également voir les auteurs et leurs visions, car nous n’avons pas trop l’occasion d’échanger avec eux hors festivals.

Il y a également le contact avec les joueurs qui ont apprécié le jeu, ça fait toujours plaisir de discuter ensemble. Je ne me rends pas forcément compte en restant chez moi qu’il y a autant de personnes qui ont apprécié un jeu que j’ai illustré. Cela m’encourage à continuer le travail que j’effectue. Nous sommes également bien accueillis dans les différents festivals et il y a toujours une bonne ambiance.
En ce moment, les organisateurs, souhaitent mettre des illustrateurs en avant avec des expositions en ce moment. Cela permet de mettre en avant le travail que nous effectuons et c’est quelque chose que j’apprécie. En effet, l’illustration fait partie d’une des raisons pour lesquelles un jeu peut être acheté.
Est-ce que tu souhaiterais illustrer dans d’autre domaines ?
Si un jour, c’est possible, je souhaiterais aller vers le jeu vidéo, cela pour être sympa de changer d’univers ou même aller vers le cinéma d’animation.

J’espère que vous avez apprécié la découverte de Jeanne Landart !


